réponse à Perrine Goulet

par le Professeur Aline Cheynet de Beaupré

Professeur de droit privé et sciences criminelles – Université d’Orléans.

De trop nombreuses erreurs graves dans ce propos :
♦️« seuls sont concernées les personnes avec leurs facultés cognitives », ce n’est pas vrai. Le texte prévoit expressément que c’est uniquement lorsque le discernement est « gravement altéré » que l’euthanasie n’est pas possible.
♦️Erreur également quand elle affirme que seules les personnes avec des « maladies » incurables sont concernées : le texte ne dit pas « maladie » mais affection, il implique donc obligatoirement le handicap.
Doit-on rappeler que le handicap n’est pas une maladie ?
♦️ « Le texte est complètement bordé » : non ici encore: 1 million de personnes éligibles, c’est un bord très large…

On pourrait continuer encore longtemps, il est effarant d’entendre un discours a priori officiel contenir autant d’erreurs au minimum juridiques sur un texte aussi grave.

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