Peut-on parler de « conditions strictes »dans le texte relatif à l’aide à mourir?

Sergyl Lafont.

Commentaires par rapport aux arguments énonçés par l’ADMD concernant l’encadrement strict des procédures:

Rappelons que le sujet concerne la mort de personnes!

  • les mineurs : Des personnalités pro-euthanasies ont exprimé il y a deux ans qu’ils souhaitaient ouvrir l’égilibilité à l’euthanasie aux mineurs + Alzheimer + troubles psychiatriques dès la loi votée.
  • le discernement : le médecin « peut » arrêter la procédure s’il relève un discernement problématique. Aucune obligation et encore faut-il qu’il le voie… Les « pro-euthanasie » ont refusé expressément pendant les débats que soient exclus du « bénéfice » de l’euthanasie les déficients intellectuels !
  • le recours au procureur de la République ne se fait QUE si le médecin a repéré des pressions ET qu’il a mis fin à la procédure… Il peut ne rien voir et n’avoir rien arrêté (rappelons qu’il suffit de 2 jours pour « bénéficier » d’une euthanasie)
  • quant au délit d’incitation : ajouté aux forceps il y a quelques semaines, il est rédigé en 2 lignes et sanctionné 2 fois moins que le délit d’entrave (2 ans d’emprisonnement / 30 000€ d’amende) avec près de 20 lignes d’hypothèses (empêcher, tenter d’empêcher, de se renseigner sur l’euthanasie….)

Les quelques arguments avancés sont erronés et omettent d’évoquer tous les autres dysfonctionnements du texte. Si c’était pour rassurer, c’est plutôt l’effet inverse…

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