Fin de vie : Quand le calcul politique de LFI l’emporte sur l’éthique.

par Sergyl Lafont – 28/2/2026.

Mercredi dernier, l’Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture la loi sur l’aide à mourir.:

Scrutin public n°5729 sur l’ensemble de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (deuxième lecture).

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins/5729

📊Au sein du groupe LFI, la mobilisation a été massive en faveur du texte avec 62 voix pour et seulement 1 voix contre.

🔍 Une contradiction absolue avec les valeurs « Insoumises »
Ce soutien massif interroge sur la cohérence d’un mouvement qui se veut le bouclier des plus fragiles. Comment concilier ce vote avec la défense historique des services publics et de la dignité sociale ?

🤔 Le soin sacrifié sur l’autel de l’économie : LFI dénonce sans relâche l’austérité à l’hôpital. Pourtant, voter pour l’aide à mourir sans garantie d’un « droit opposable » aux soins palliatifs (supprimé des débats), c’est accepter que la mort devienne une solution par défaut face à la pénurie de moyens. Proposer la mort quand on ne garantit pas le soin, c’est un abandon de l’État.

🤔 La menace sur les « vies précaires » : Le programme « L’Avenir en Commun » prône la protection des seniors. En instaurant cette loi, on expose les plus démunis — ceux qui n’ont pas accès aux réseaux de soins les plus performants — à une pression sociale insidieuse : celle de ne plus être un « poids » pour la collectivité ou leur famille.

🤔 Le risque du validisme : En ouvrant cette brèche, on fragilise la position des personnes en situation de handicap. On suggère implicitement qu’il existe des vies « moins dignes » d’être vécues, au lieu d’exiger une solidarité nationale inconditionnelle et un accompagnement humain sans faille.

🤔 Un « progrès » qui exclut les plus vulnérables
Peut-on parler de « liberté de choix » quand l’État démissionne de sa mission de soin ? LFI ne vote pas pour une émancipation, mais pour une gestion utilitariste de la fin de vie.
La véritable radicalité sociale consisterait à exiger que personne ne se sente obligé de demander la mort par manque de présence, de dignité matérielle ou de soulagement de la douleur.
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🤔 Euthanasie : la fausse liberté d’une société qui renonce à la solidarité
Tribune – 22 février 2026

https://www.humanite.fr/en-debat/acces-aux-soins/euthanasie-la-fausse-liberte-dune-societe-qui-renonce-a-la-solidarite

L’Humanité

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