Consommation effrénée, planète Terre en souffrance…à l’évidence, devant l’urgence la tempérance s’impose à tous!…mais pourquoi ce désir pour un « toujours plus » dépourvu de bon sens…?
Si la pauvreté est une source de souffrance, la richesse est associée à des images oniriques floues et variables selon chacun, si bien que la genèse de notre désir à son égard est ambigüe et très en lien avec les messages sociétaux, pour peu que l’on accepte de s’y arrêter et de réfléchir, loin des sirènes médiatiques qui nous harcèlent en nous susurrant que plus on est riche, plus on est heureux!
Quand on a la chance (que beaucoup n’ont pas ,hélas!) de gagner assez pour ne pas à avoir à compter tout le temps pour les dépenses courantes, amasser toujours plus de fric, contrairement aux injonctions des pubs, n’est pas vraiment une priorité essentielle..et pourrait générer plus d’inconvénients que d’avantages. La question, en tout cas, se pose.
Si J’ai déjà une voiture confortable, serais-je vraiment plus heureux à bord d’un bolide luxueux rempli de trucs qui clignotent de partout, etc.. ???
Ce raisonnement peut s’appliquer à tous les objets qui nous entourent, et conduit à se poser la question centrale et essentielle du « pourquoi? » Pourquoi vouloir toujours plus? Pourquoi ai-je cette pulsion intérieure vers plus de ceci ou de cela, qui me pousse à avoir toujours de très bonnes raisons pour de perpétuels achats plus ou moins inutiles et dont les amoncellements chez moi ne sont que les piteux témoignages d’une dépendance qui me gagne toujours d’avantage ?
Ces pulsions qui me rendent esclave sont à l’évidence, les fruits de manipulations médiatiques orchestrées par des stratégies marketing diverses de plus en plus agressives (neuromarketing, etc..) qui veulent me priver de ma liberté et de mes capacités de discernement pour pomper le contenu de mon portefeuille. Toutes ces actions qui violent littéralement notre être en toute légalité ont comme cible principale notre EGO, tel le corbeau de la fable; cet EGO maléfique qui ne cherche qu’à s’hypertrophier en moi, et qui est mon véritable « talon d’Achille » sur lequel repose, si on prend le temps d’y réfléchir, l’activité business démentielle de notre monde.
Posséder toujours plus que les autres, désirer appartenir à une « élite » auto-proclamée qui détient « le pouvoir », et pour cela acheter à tout prix ces symboles d’appartenance que sont devenus certains objets de luxe: « Quand on n’a pas ceci ou cela à 50 ans » etc..!!! …bref des désirs ridicules qui alimentent les diables redoutables que nous hébergeons plus ou moins tous au fond de nous, et qui nous rendent dépendants de ces légions de rapaces qui veulent nous faire dépenser du fric de façon compulsive, pour se faire eux-mêmes plus de fric sur notre dos, afin de se gaver toujours d’avantage et satisfaire leur propre dépendance..!!! Cercle vicieux des drogués du fric qui veulent nous transmettre leur propre vision névrotique de l’existence pour que nos vies soient inclues dans ce cercle infernal hyper concurrentiel de la dépendance au luxe inutile et illusoire, symbole d’une « toute puissance » illusoire, mais également cause bien réelle du désastre écologique dans lequel nous sommes englués !!!
MAIS…fort heureusement, J’aurais (peut-être!) un jour la chance de me rendre compte (enfin!), qu’en aidant les autres par des actions charitables ou en participant à des actions bénévoles, en rendant service etc…je pourrais obtenir un réel plaisir qui sera certainement bien supérieur à celui que mes dépenses compulsives me procurent, ayant déjà plus que le nécessaire.
Me tourner vers les autres, me décentrer, délaisser mon EGO et sortir de la course au fric, toutes ces actions vont m’apporter du lien et le plaisir de pouvoir soulager les souffrances d’autrui, de me sentir utile, et en plus, je vais pouvoir briser mes chaines pour m’évader de cette course débilitante au pouvoir et à la richesse! .
Au lieu d’être un consumériste compulsif drogué avec une sensation de manque toujours plus forte, je vais développer grâce à mes revenus ou des actions bénévoles, des actions d’aide qui auront vraiment du sens, et qui de plus, me guériront de ma sinistre dépendance.
Cette désintoxication passe obligatoirement par une sensation de vide intérieur, une traversée du désert qui va me demander un effort pour être dépassée, car la dépendance que la société a progressivement développée en nous jour après jour, est sournoise, et nous sommes hélas, toujours beaucoup plus atteints que ce que notre orgueil qui nous aveugle voudrait nous faire croire.
Notre monde consumériste est surtout l’ennemi du développement de notre âme et de notre vie spirituelle qui demande calme, silence et de faire régulièrement le vide en soi. Cette agitation frénétique est la cause majeure de la destruction de la vie sur notre planète. En un mot la vie nécessite calme et tempérance, grandes ennemies du monde du business, et meilleure amie de notre être!.
Toutefois, un brouillard peut troubler notre esprit: en effet, à partir de quel niveau de confort jugeons nous que c’est assez pour nous?, que cela nous suffit?… tant nous avons toujours tendance à vouloir un peu ..beaucoup plus! Là encore il nous faut faire la part des choses, entre nos besoins réels et nos besoins compulsifs, ce qui nous demande dans le calme, et seul face à nous-même, de faire toute la vérité.
Adapter le système scolaire à l’apprentissage de la modération et développer la dimension spirituelle de l’homme est un enjeu de survie de l’humanité. Développer notre vie spirituelle nous conduit vers la modération, l’ouverture sur autrui, et la lutte contre la peur de manquer qui n’est en fin de compte que la peur de la mort.
La pensée de notre condition mortelle peut nous pousser à l’accumulation des biens et à la quête du pouvoir sous toutes ses formes. Les actions caricaturales du type « je veux ma statut » de certains dirigeants prêt à faire n’importe quoi pour passer à la postérité, ne sont que des désirs compulsifs pathétiques et illusoires d’ une éternité terrestre!
En transformant les humains en zombie consuméristes, l’hyperconsommation sauvage détruit la race humaine en tuant notre vie intérieur. En réanimant notre être endommagé et notre vie spirituelle, nous pourrons enfin lutter contre les excès d’un monde du business aveugle et insensé qui nous chosifie et nous déshumanise de plus en plus:
En conclusion, un être équilibré a des dépenses et des actions équilibrées, et peut enfin laisser de la place en lui pour l’altruisme, pour le plus grand bonheur des exclus et des déshérités de la vie, dans un monde qui peut enfin devenir plus solidaire !
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