Ces députés qui quittent l’Assemblée pour leur mairie : leur vote sur l’euthanasie

Par Michel Janva le 2 avril 2026 Le Salon Beige.

D’Olivier Frèrejacques dans Liberté politique :

Avec les élections municipales de mars 2026, l’Assemblée nationale va connaître un petit remaniement : une bonne vingtaine d’élus devraient quitter leur siège parisien.

Les élections locales auront aussi des conséquences dans la Chambre haute, avec le scrutin indirect pour l’élection des sénateurs de septembre prochain et le renouvellement de la moitié des élus. En tout, une petite quarantaine de députés ont été élus maires lors des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, sur environ 104 qui étaient têtes de liste. En raison de la loi de 2014 sur le non-cumul des mandats, un député ne peut pas cumuler son mandat parlementaire avec une fonction exécutive locale comme celle de maire. Les élus ont 30 jours après l’élection, soit jusqu’à mi-avril environ, pour choisir : devenir maire et quitter l’Assemblée (ils seront alors remplacés par leur suppléant), ou rester député et laisser la mairie à un adjoint ou à un colistier.

Parmi les maires fraîchement élus, une petite trentaine a déjà annoncé privilégier le mandat local. En réalité, ce sont généralement ceux qui ont été élus dans une commune de taille moyenne ou grande. Une petite dizaine a déjà indiqué qu’ils resteront députés et laisseront la mairie à un adjoint… se gardant ainsi le mandat sous le coude en cas de désaveu lors des élections législatives qui devraient suivre l’élection présidentielle de 2027.

Pour l’heure, les départs entraîneront l’arrivée de suppléants à l’Assemblée ou, dans quelques rares cas, provoqueront des législatives partielles si le suppléant refuse le mandat. Ces changements pourraient avoir des conséquences sur le vote de la loi sur l’euthanasie, qui pourrait se jouer à quelques voix près. L’identité des suppléants sera donc à observer de près. L’autre enjeu parlementaire de ces municipales concerne le Sénat, qui sera renouvelé pour moitié en septembre. Les résultats des élections locales devraient confirmer la domination de la droite dans la Chambre haute, tandis que le RN peut raisonnablement espérer former un groupe de sénateurs (10 élus). Les macronistes et la gauche, notamment écologiste, devraient, eux, voir leur nombre diminuer. Dans ce numéro spécial municipales de notre lettre mensuelle, nous vous proposons donc un état des lieux du « mercato » parlementaire.

Parmi ceux qui vont quitter l’Assemblée pour rejoindre leur mairie, on trouve ces députés qui ont voté contre l’euthanasie :

  • Christophe Barthès (RN)
  • Pascale Bordes (RN)
  • Éric Ciotti (UDR)
  • Hervé de Lépinau (RN)
  • Aurélien Lopez-Liguori (RN)
  • Nicolas Meizonnet (RN)
  • Antoine Valentin (UDR)
  • François-Xavier Ceccoli (LR)
  • Fabien Di Filippo (LR)
  • Philippe Juvin (LR)
  • Guillaume Lepers (LR)
  • Véronique Louwagie (LR)
  • Jérôme Nury (LR)
  • Michèle Tabarot (LR)
  • Michel Criaud (Horizons)
  • Didier Padey (Modem)

Et ceux qui ont voté pour :

  • Alexandra Masson (RN)
  • Bryan Masson (RN)
  • Jean-Pierre Taite (LR)
  • Olivier Falorni (Modem) : auteur de la PPL sur l’euthanasie
  • Philippe Vigier (Modem)
  • Franck Riester (Ensemble pour la République)
  • Antoine Armand (Ensemble pour la République)
  • Stéphane Mazars (Ensemble pour la République)
  • Julien Gokel (PS)
  • Stéphane Hablot (PS)
  • Emmanuel Grégoire (PS)
  • David Guiraud (LFI)

Et les abstentionnistes :

  • Paul Christophe (Horizons)
  • Philippe Bolo (Modem)
  • Harold Huwart (LIOT)
  • Thomas Cazenave (Ensemble pour la République)

Absents :

  • Ali Diouara (LFI)
  • Idir Boumertit (LFI)
  • Abdelkader Lahmar (LFI)

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