par Alain Weber sur X
« Les Rayons et les Ombres » : le film qui enterre le mensonge gauchiste sur la Collaboration, et ça fait mal !
Enfin un film qui ose dire la vérité que la gauche française refoule depuis 80 ans : la collaboration n’était pas l’oeuvre des « fascistes de droite », des cathos traditionalistes ou des pétainistes réactionnaires. Non, elle a été massivement pratiquée par des pacifistes, des radicaux-socialistes, des intellectuels de gauche humaniste, ceux-là mêmes qui se pavanent encore aujourd’hui en donneurs de leçons antifascistes.
Xavier Giannoli, avec Les Rayons et les Ombresm, met en scène sans fard le parcours de Jean Luchaire : ce journaliste radical de gauche, proche des idées briandistes, fervent pacifiste post-14-18, fondateur de Notre Temps pour réconcilier la France et l’Allemagne… qui finit grand patron de la presse collabo sous l’Occupation, à la tête des Nouveaux Temps, président de la Corporation de la presse, copain d’Abetz et soutien zélé à Laval. Sa fille Corinne, actrice star, suit le même chemin de perdition mondaine et corrompue.
Et le film ne cache rien : ce n’est pas un nazi fanatique dès le berceau, c’est un idéaliste de gauche qui, au nom de la « paix à tout prix », du « dialogue » et de l’« humanisme », glisse progressivement dans la trahison, l’opportunisme, l’antisémitisme d’État et la propagande nazie. Exactement comme Marcel Déat ex-SFIO, comme tant d’autres socialistes ou radicaux qui, traumatisés par Verdun, ont vu dans Vichy le moindre mal, le rempart contre le bolchevisme ou la chance d’une « Europe nouvelle ».
Libération hurle au « biopic affligeant sur des vies d’ordures » et y voit une « uchronie fasciste » ? Normal : le journal est aux abois. Parce que ce film pulvérise le socle idéologique sur lequel repose toute la gauche et le centre depuis la Libération : le mythe « collabo = droite extrême = Vichy = mal absolu », tandis que la gauche = Résistance = camp du Bien. Ce mensonge commode a permis de diaboliser éternellement la droite, de sanctuariser les compromissions socialistes et de faire passer les collabos de gauche pour des « exceptions » ou des « égarés ».
Mais regardez les faits : Luchaire était de gauche, pacifiste convaincu, anti-guerre, pro-réconciliation franco-allemande – des positions très « progressistes » dans les années 1930. Et il a fini fusillé en 1946 comme traître. Le film montre l’engrenage : les dîners chez Maxim’s, les compromissions « pour éviter le pire », l’arrivisme masqué en idéalisme… C’est exactement le même mécanisme que l’on voit aujourd’hui chez certains « humanistes » qui justifient l’islamisme ou le wokisme au nom de la « tolérance » et de la « paix sociale ».
La gauche crie au scandale ? Tant mieux. Ce film est un séisme parce qu’il oblige à regarder en face ce que l’on cache depuis des décennies : la trahison n’a pas de camp politique exclusif. Elle naît de la lâcheté, de l’aveuglement idéologique et du confort bourgeois – et la gauche en a sa part, énorme. Giannoli ne réhabilite pas Luchaire (il le montre pathétique et abject à la fin), mais il détruit le narratif victimaire et moralisateur qui sert encore à disqualifier tout adversaire de droite en le traitant de « fasciste ».
Résultat : le mythe s’effondre. Si les Français, surtout les jeunes, absorbent cette vérité crue grâce à Dujardin et à une mise en scène magistrale, le chantage antifasciste perdra de sa force. La gauche ne pourra plus monopoliser la Résistance morale. Elle devra assumer ses collabos pacifistes, ses ordures humanistes, ses traîtres « de gauche ». Et ça, pour elle, c’est la fin d’un monde.
Merci Giannoli. Ce n’est pas un film : c’est une bombe atomique larguée sur le storytelling gauchiste. Et elle explose en direct dans les salles obscures.

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