Par Michel Janva le 9 mars 2026 dans Le Salon Beige.
Dans un rapport de soixante pages publié le 23 février 2026, le Planning familial lance une véritable fatwa contre ceux qu’il qualifie de « réactionnaires ». En ligne de mire, la question délicate de l’éducation à la sexualité.
Sous couvert de cartographier l’opposition à l’Éducation Complète à la Sexualité dans six pays d’Europe, l’officine s’alarme de la résistance croissante des parents et des associations catholiques. Ce que le Planning nomme « panique morale » n’est pourtant que le légitime sursaut de conscience de familles refusant de voir l’âme de leurs enfants sacrifiée sur l’autel du progressisme.
Derrière les acronymes technocratiques comme « EVARS », se cache une réalité brutale. S’appuyant sur les directives de l’Unesco, ces programmes ne se contentent plus d’expliquer la biologie ; ils prétendent enseigner « l’identité de genre ». On y explique à des enfants, dès le plus jeune âge, que leur sexe est une « assignation à la naissance » et qu’être un homme ou une femme n’est qu’un « sentiment ressenti ».
Cette intrusion dans l’intimité des consciences est une violation flagrante de la complémentarité des sexes, et un déni de réalité. Comme le rappellent justement les collectifs SOS Éducation ou le Syndicat de la Famille, le rôle de l’école est d’enseigner la lecture et l’arithmétique, pas de troubler les enfants avec des concepts de fluidité de genre dès la maternelle.
Le rapport du Planning familial a le mérite de mettre en lumière la vitalité de la résistance européenne. De l’Espagne, où l’association Hazte Oir rappelle des vérités biologiques élémentaires, à l’Italie où Pro Vita & Famiglia dénonce l’intrusion de militants LGBT dans les salles de classe, le réveil est général.
En France, la vigilance de groupes comme Parents Vigilants porte ses fruits. La pression populaire a déjà forcé le ministère à expurger les versions les plus radicales du programme scolaire. Mais le combat est loin d’être gagné : le Planning familial déplore aujourd’hui la restriction de ses interventions dans les écoles primaires.
C’est une victoire pour la protection de l’enfance, car le sanctuaire scolaire ne doit pas être le terrain de jeu de professeurs militants ou d’associations subversives aux agendas troubles.
Le point le plus inquiétant du rapport réside dans la stratégie de fuite en avant du Planning familial. Face à la résistance des peuples et des gouvernements souverains — à l’instar de celui de Giorgia Meloni en Italie —, l’association appelle désormais l’Union européenne à la rescousse. L’objectif ? Faire de l’éducation sexuelle une « compétence partagée » de l’UE pour imposer, par des sanctions financières, cette idéologie globale aux États récalcitrants.
Cette volonté de court-circuiter la souveraineté des familles et des nations est une dérive totalitaire qui tait son nom. Les parents sont les premiers et principaux éducateurs de leurs enfants. Aucune instance supranationale, aucune association subventionnée ne peut légitimement se substituer à eux pour aborder les questions de l’intime.
Le Salon Beige

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