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Culture de mort : Euthanasie

Euthanasie : le pire n’est jamais sûr

Par Michel Janva le 21 février 2026Les commentaires sont fermés / 459 vues

Euthanasie : le pire n’est jamais sûr

Dans un communiqué, le lobby de l’euthanasie, l’ADMD, commence à s’inquiéter “quant au déroulement des discussions parlementaires sur les propositions de loi relatives à la fin de vie“. Sur le texte relatif à l’euthanasie, plus de 2 000 amendements ont été déposés, ce qui permettrait d’empêcher l’aboutissement du processus législatif. L’Assemblée pense déjà décaler le vote solennel sur l’ensemble de la loi au 25 février.

A la suite d’une réunion qui s’est tenue lundi 16 février au Sénat, en présence de Sébastien Lecornu, de Gérard Larcher et de présidents de groupe, il aurait été envisagé le retour, en avril, de la seule proposition de loi relative aux soins palliatifs.

Il faut souligner que les partisans de l’euthanasie brûlent les étapes qu’ils s’étaient eux-même fixés : mettre le pied dans la porte avec une loi minimum autorisant l’euthanasie, ponctuée de moult garde-fous pour rallier les indécis et autres timorés. Au fil du temps, comme avec l’avortement, il suffira de faire sauter un à un ces pseudos garde-fous, comme les pays ayant légalisé l’euthanasie l’ont tous fait, et puis d’étendre le périmètre des personnes à éliminer.

Mais, emportés par leur folie, ils font déjà sauter ces fameux garde-fous. La liste des amendements rejetés en dit long sur l’esprit de la loi : tous ceux visant à s’assurer des capacités de discernement ou de consentement ou de l’absence de pressions ont été rejetés. Tous sans exception. Les députés ont validé un droit d’accès à l’euthanasie à égalité avec le suicide assisté alors que l’euthanasie était censée rester “exceptionnelle” … tout cela en maintenant leur refus d’utiliser les mots appropriés.

Désormais, certains se posent la question de voter cette loi. Le député Stéphane Peu, président du groupe GDR (communiste), avoue ne pas être prêt à l’approuver.

L’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), à l’origine du débat sur l’euthanasie et le suicide assisté en France, adhère à une idéologie radicale. Si l’ADMD se limite aujourd’hui à réclamer la légalisation de l’euthanasie volontaire des adultes malades, elle est néanmoins favorable à l’euthanasie des mineurs, des personnes handicapées ou âgées.

Interrogé durant l’Assemblée Générale de l’ADMD de 2022 sur l’opportunité « d’aller plus loin » que le texte de loi discuté alors et de réclamer l’extension de l’euthanasie aux mineurs, aux personnes âgées et aux personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer, Jean-Luc Romero – président de l’ADMD jusqu’en 2021 – répondit qu’il y a un débat interne sur cette question mais que l’association « n’avait pas souhaité aller plus loin, en disant, stratégiquement, ce n’est pas le moment ». L’important serait déjà de faire adopter « le socle » de la loi autorisant le principe de l’euthanasie. Plus tard, dans un second temps, « comme les Belges ont amélioré leur texte, on l’améliorera » ; la Belgique a, en effet, largement étendu l’accès à l’euthanasie aux mineurs et aux personnes dépressives depuis la loi initiale.

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