Mesdames les Députées, Messieurs les Députés
En vous écrivant cette lettre ouverte, je me doute qu’elle ne vous sensibiliserea probablement pas aux menaces que cette loi fait peser sur des personnes en perte d’autonomie.
Dans la lettre ouverte que je vous avais adressée en première lecture, j’évoquais cette fameuse dignité qui pour vous n’est associée quà la mort. Des voix comptant plus que la mienne ont tenté de se faire entendre. Des associations de personnes handicapées vous ont alerté. Cétait peine perdue.
Sans état d’âme vous avez voté
pour ce texte en première lecture
Le Sénat a rejeté cette proposition de loi, ce qui devrait vous donner à réfléchir.
Vous n’en avez nulle intention car poussés par je ne sais quelle pulsion de mort qui vous entraîne dans un gouffre d’inconscience, vous avancez implacablement vers la légalisation de l’homicide administré que vous voterez sans doute en seconde lecture le 24 février 2026.
Vous qui êtes si attaché à la notion de choix, aujourd’hui vous avez le choix entre sauver ce qui reste encore d’humain dans notre société qui soigne et protège les personnes vulnérables, ou voter pour leur élimination progressive.
Quel choix ferez-vous ?
Il y a dans le texte de loi voté en commission des affaires sociales une sorte de rage qui cherche à étendre l’euthanasie bien au-delà de la fin de vie et du pronostic vital engagé.
Vous avez ouvert le droit à la mort administrée aux personnes dépressives ou en détresse psychologique. Pour les aider à mourir plutôt que les soigner ou les
réconforter, vous avez crée un délit d’entrave au suicide qui punit de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende quiconque dissuade une personne de se suicider ou la sauve après sa tentative. Dans votre monde inversé, la non assistance en personne en danger devient le nouveau paradigme de votre
progressisme mortifère.
Toutes les dérives sont programmées; Un simple » je veux mourir » murmuré par une personne qui souffre sur un lit d’hôpital y suffit . Elle n’a que 48 h pour changer d’avis. La famille n’est pas prévenue mais de toute façon si elle manifestait sa désapprobation, elle serait poursuivie en justice risquant l’emprisonnement et une très forte amende.
En trois jours pour un mot malencontreux prononcé ou inventé par les soignants, le patient est euthanasié sans avoir pu dire au revoir aux personnes aimées mais prêt pour les prélevements d’organes.
Aucun pays qui a légalisé l’euthanasie n’a introduit ce délit d’entrave et ces délais éclairs pour donner la mort en moins de trois jours. Mais vous êtes fier de votre projet. Son vote en commission des affaires sociales a été accueilli par des cris de joie et des applaudissements comme celui des supporters de football quand leur équipe marque un but; Si ce n’est pas du fanatisme qu’est-que c’est ?
Mais quelle force démoniaque vous pousse à faire de la mort un idéal de société étendant toujours plus loin les conditions d’éligibilité à l’euthanasie qui pourrait dans les années à venir concerner des millions de personnes en France ?
Mesurez-vous vraiment les conséquences d’une légalisation de la mort administrée qui sous la pression deviendra une obligation pour les personnes les plus vulnérable ?
Merci la gauche pour ce projet oh combien humaniste dans la lignée de la mort miséricordieuse des nazis.
L’issue du vote de l’Assemblée Nationale ne fait aucun doute.
Vous vous prévalez du résultat d’un sondage de I’ADMD qui prétend que 87 %, des Francais attendent cette loi alors que la question posée porte juste sur le choix; Mais quel choix ? Celui entre des soins palliatifs qui ne seront pas développés sur tout le territoire et celui d’une mort expéditive en moins de 3 jours isolé de sa famille ?
Si vous voulez vraiment vous appuyer sur le vote des Français alors renoncez au vote de cette loi et organisons un référendum avec l’intégralite du projet de loi pour que les électeurs votent en connaissant les tenants et les aboutissants de ce projet.
La mort est une question trop essentielle et trop grave pour dépendre des députés sous influence de I’ADMD et des loges maçonniques. Ayez au moins la sagesse de reconnattre que cette question vous dépasse !
Mesdames les Députés, Messieurs les Députés, si vous votez pour cette loi, vous ne serez plus au service du pays, mais à celui de la Mort. Or, s’il est un lieu où il n’existe rien au-delà de la mort, c’est celui de toute civilisation humaine.
Beaucoup d’entre nous seront désormais en sursis mais vous, vous serez condamnés à vivre avec cette abomination qu’un simple vote contre pouvait éviter.
Les noms de ceux qui auront voté pour ce texte finiront dans la poubelle de l’Histoire Mais débrouillez-vous avec votre conscience si toutefois ce mot a encore un sens pour vous !
Martina Charbonnel
Auteure du livre :Donner la mort, ce n’est pas soigner. BO0 2024

Laisser un commentaire