L’euthanasie aux portes d’une France anesthésiée.

Par Sergyl Lafont – 11 février 2026.

Alors que l’actualité s’enchaîne à un rythme effréné, une question me hante: sommes-nous en train de sacrifier notre fibre humaine sur l’autel d’une postmodernité désenchantée ?

Une déferlante législative sans précédent

En quelques mois, la France a franchi des étapes qui, il y a peu encore, semblaient impensables. L’inscription de l’IVG dans la Constitution — une première mondiale — a ouvert la voie à une approche de la vie humaine de plus en plus utilitariste. Aujourd’hui, c’est le débat sur « l’aide active à mourir » (cad euthanasie, ou encore: crime!) qui frappe à notre porte, tandis que la GPA avance à bas bruit, transformant peu à peu le corps humain en marchandise.

Ces évolutions ne sont pas de simples ajustements sociétaux ; elles touchent aux fondements mêmes de notre anthropologie. Le progrès ne réside pas dans la suppression de la souffrance par l’élimination du souffrant, mais dans l’accompagnement et la dignité.

Le rôle des médias : une pensée sous perfusion ?

Ce qui m’inquiète tout autant, c’est l’anesthésie de l’opinion publique. Comment expliquer ce consentement tacite, ou du moins cette indifférence généralisée ?

Il est difficile de ne pas pointer du doigt le rôle des médias, notamment l’audiovisuel public financé par nos impôts. Au lieu d’être le lieu du pluralisme et du débat contradictoire, ces plateformes semblent trop souvent se faire le relais d’une idéologie uniforme, en phase avec l’agenda de nos dirigeants.

  • La sémantique est détournée : on parle de « liberté » là où il y a abandon, de « progrès » là où il y a rupture éthique.
  • Les voix dissidentes sont rares, souvent caricaturées ou reléguées aux marges.

Sommes-nous encore un pays de liberté ?

La liberté de conscience, pilier de notre démocratie, semble s’étioler dès qu’il s’agit de bioéthique. Peut-on encore questionner la transition de genre chez les mineurs ou le bien-fondé des manipulations génétiques sans être immédiatement frappé d’opprobre ?

La véritable liberté n’est pas celle de tout pouvoir faire parce que la technique le permet. C’est la capacité de dire « non » à ce qui déshumanise.

Il est temps de sortir avec énergie de cet état de torpeur. Le respect de la vie est notre affaire à tous, et ne doit pas être aux mains de quelques experts ou de communicants politiques, mais le cœur d’un débat national sincère. Une société qui ne protège plus ses membres les plus vulnérables finit inévitablement par perdre sa propre liberté.


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Georges de La Tour.

Le songe de Saint Joseph.

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