par Sergyl Lafont 7/2/2026.
Le dĂ©bat Ă lâAssemblĂ©e nationale sur « lâaide Ă mourir » est un cas d’Ă©cole de manipulation politique. Sous couvert de compassion, nous assistons Ă une subversion mĂ©thodique de notre droit.
1ïžâŁ Le mensonge sĂ©mantique đ On ne dit plus « euthanasie », mais « fraternitĂ© ».
La rĂ©alitĂ© : La fraternitĂ©, c’est l’accompagnement, pas la suppression de l’autre. Transformer un acte lĂ©tal en « acte de soin » est une fiction juridique dangereuse qui dĂ©nature la mĂ©decine.
2ïžâŁ Le leurre du « cadre sĂ©curisĂ© » âïž On nous promet des critĂšres stricts. C’est une contrevĂ©ritĂ©.
L’engrenage : L’expĂ©rience du Canada et de la Belgique montre qu’une fois la transgression lĂ©galisĂ©e, toute limite devient une « discrimination » aux yeux des tribunaux. Les verrous sautent inĂ©vitablement : mineurs, malades psychiatriques, personnes ĂągĂ©es « lassĂ©es de vivre ».
3ïžâŁ Le recours Ă l’Ă©tranger : un faux argument đ Ceux qui partent mourir ailleurs ne valident pas la loi. Ils dĂ©noncent nos failles :
Une libertĂ© sous pression : Dans une sociĂ©tĂ© qui glorifie la performance, le patient dĂ©pendant finit par se sentir « de trop ». L’euthanasie devient alors une rĂ©ponse par dĂ©faut Ă la solitude et au manque de soins palliatifs.
Lâoffre crĂ©e la demande : En lĂ©gitimant l’acte, l’Ătat incite les plus fragiles Ă s’auto-exclure pour ne plus ĂȘtre une « charge ».
4ïžâŁ Une dĂ©mission de l’Ătat masquĂ©e en humanisme đ° Il est plus simple et moins coĂ»teux de lĂ©gifĂ©rer sur la disparition des personnes vulnĂ©rables que d’investir massivement dans la prĂ©sence humaine et la prise en charge de la dĂ©pendance.
Conclusion : La dignité humaine ne se perd pas dans la maladie. Elle se perd dans le regard de celui qui considÚre le souffrant comme un poids. Cette loi ne libÚre pas : elle abandonne.
ProtĂ©ger la vie est le seul fondement d’une sociĂ©tĂ© civilisĂ©e.
Ne laissons pas l’anesthĂ©sie sĂ©mantique gagner.

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