Par Gilles de Sorbay. Juriste
« L’EUTHANASIE EN FACE : AUTRE LECTURE…
A la question de savoir si l’euthanasie est un meurtre, je lis des réponses fuyantes.
La question est pourtant simple.
Il suffit de lire le projet : 1 phrase qui utilise l’expression pénale « d’acte autorisé ».
« Le droit à l’aide à mourir est un acte autorisé par la loi au sens de l’article 122‑4 du code pénal. ».
Un droit et non une liberté.
Donc engageant la société tout entière.
Autorisé ?
Un texte qui, par un effet de cliquet, fait exception à celui sur l’homicide – « naturellement » non cité – :
« Le fait de donner volontairement la mort à autrui constitue un meurtre. Il est puni de trente ans de réclusion criminelle. » (Article 221-1 du code pénal).
On pouvait s’en douter mais c’est mieux en le lisant !
Voilà ce qu’ils cachent.
✅ Alors je propose un autre angle :
Supprimons cette ligne du texte.
Qu’est ce que cela changerait ?
✅ Réponse : TOUT s’écroule.
Pourquoi ?
🟰 les auteurs et co-auteurs, cauteleux, de ce projet rocambolesque ne peuvent pas, s’ils sont honnêtes, fuir ou esquiver cette vérité honteuse.
Ils ne peuvent pas militer et ne pas assumer.
⚠️ Ils instituent le meurtre compassionnel dépénalisé !
Et ce n’est qu’une étape, des préliminaires.
Il EST NECESSAIRE DE LE DIRE.
ET DE SE MOBILISER. »


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