ECOUTER ATTENTIVEMENT Alain Minc à partir de 56’50 de cette interview du 20/4/2025 sur le projet de loi :
20/4/2025.
« Je pense que la loi Claeys Leonetti, dans cette zone très flou qu’ est le rapport à la mort, permet de traiter énormément de cas. »
« Il n’y a aucune dimension religieuse dans mon propos.
Je suis convaincu que c’est une loi pour Saint-Germain-des-Prés, que c’est une loi qui peut être maitrisée par des gens qui ont leur indépendance financière et un niveau conceptuel affirmé. Je pense qu’on est dans un risque que le « droit de mourir » ne devienne pour certains le « devoir de mourir », c’est à dire qu’il y ait des gens âgés qui sentent une espèce de pression autour d’eux, en se disant: « ma meilleurs manière de les aider, c’est de disparaître. » »
« Quand vous avez le « droit à mourir », faites vous raconter: moi je connais très bien une personne qui a été confrontée à la liberté en Espagne telle qu’elle existe. Regardez ce qui se passe en Hollande; regardez ce qui se passe au Canada: d’abord on voit qu’il y a une montée exponentielle à un moment donné, que l’exception devient assez vite une des normes possibles, et qu’enfin il y a une dimension qui est, quand même, une dimension matérielle, c’est à dire des vieilles personnes qui ont le sentiment qu’ils aident leurs proches en faisant le choix de disparaître, et je pense que ça, c’est un évolution totalement malsaine.
La première loi Léonetti elle a été votée à l’unanimité. Je pense que dans un pays comme le nôtre, quand une loi est votée à l’unanimité, avant d’y toucher, il faut avoir la main qui tremble ».
Alain Minc.

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