Comment le monde politique peut-il se réjouir à l’unisson du projet de loi constitutionnelle relatif à la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), tandis que la fréquence hallucinante avec laquelle cet acte redouté est pratiqué en France (234 300 avortements en 2022), témoigne d’une carence majeure en matière de responsabilisation et d’accès à la contraception?
L’accès à l’IVG aurait du depuis longtemps s’accompagner de politiques préventives efficaces afin que son usage devienne exceptionnel, comme le souhaitait Simone Veil.
Seul le «POSSIBLE» de cet acte invasif préoccupe nos dirigeants, tandis que trop de femmes y ont recours avec angoisse.
Pourquoi?
Que tant de femmes dans notre pays soit réduites à prendre la décision d’une IVG traumatisante témoigne d’un trouble grave de nos relations sociales et familiales.
N’est-il pas urgent d’agir sur le «SOUHAITABLE», c’est à dire de réduire drastiquement le nombre de femmes subissant ce traumatisme chaque année?
Nous sommes clairement devant un immense besoin d’éducation au respect d’autrui, indispensable à une sexualité harmonieuse et libre, c’est à dire responsable.
Il est nécessaire de communiquer sur la psychologie de l’amour et de la sexualité, sans oublier les effets particulièrement délétères de la pornographie qui envahit les smartphones des adolescents.
Discerner la nature du lien que l’on tisse avec autrui, de la relation à l’autre est essentielle.
La vie est au cœur de toutes nos actions. Nous ne faisons pas l’amour dans un monde numérique, même si nos smartphones s’évertuent à nous faire croire le contraire.
Notre corps est fait de chair et nos actes nous responsabilisent, même quand nos sens sont manipulés par le monde virtuel.
La négligence des deux sexes au sujet de la contraception doit être combattue.
Les efforts menés pour le droit à l’IVG pour toutes ne devraient pas inciter à l’irresponsabilité et à la sous-estimation des conséquences traumatisantes de l’avortement.
L’IVG est un acte contre nature qui ne respecte pas le corps de la femme, sans parler du développement du foetus qui est interrompu, ni de de l’être humain qui ne verra pas le jour.
Notre société du « chacun pour soi » souffre d’un manque de discernement au niveau de rencontres initiées par le numérique, et caractérisées par la consommation compulsive immédiate dont les fruits sont des grossesses non désirées.
Apprenons à prévenir le traumatisme que représente l’avortement par l’apprentissage de la tempérance, retrouvons le sens des responsabilités, et enseignons le à nos enfants.
« Le bonheur est de volonté » disait le philosophe Alain; il ne se grave pas dans la constitution.

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