Prendre la bonne décision, ou rendre bonne la décision que l’on a prise?

Si nous observons notre vie, nous voyons à l’évidence, qu’il est bien rare que les décisions prises dans l’existence sont entièrement bonnes ou mauvaises, et puis nous jugeons à tord de leurs pertinences uniquement en fonction des conséquences observées . Le plus souvent la réflexion nous évite les décisions catastrophiques. Par ailleurs, même après mûres réflexions, nos décisions sont teintées d’une part d’ombres car il y a beaucoup d’aléas inaccessibles à nos efforts de discernement, mais notre EGO ou notre anxiété voilent cette réalité.

Notre vie est donc tissées de décisions faites d’ombre et de lumière, et il ne peut en être autrement, mais ce n’est, à bien considérer cette réalité, pas plus mal, car l’important est de rendre bonne la décision que l’on a prise.

Le chemin choisi est plus ou moins escarpé en fonction de notre choix, mais l’expérience montre que les volontaires et courageux arrivent le plus souvent à leur fin , tandis que même les sentiers agréables épuisent ceux qui n’ont pas le goût d’entreprendre, car ce qui compte, plus que la décision prise avec nos neurones, c’est de vouloir véritablement, et d’y mettre nos muscles! : comme le dit le vieil adage: quand on veut, on peut!

Si je choisis un emploi en réfléchissant aux aspects toujours limités que je peux entrevoir, il n’en reste pas moins que ma réussite va dépendre avant tout de ma volonté de m’adapter à cette nouvelle activité, aux personnes que je vais rencontrer, à l’empathie que je vais développer, à la qualité de mon travail dans les tâches de chaque jour: ce sont ces petites choses que l’on juge bien à tord comme anodines, qui peuvent me conduire à la réussite.

Un choix est un défi que l’on se pose à soi-même, et c’est inévitable.

 nous de mettre l’énergie pour gagner cette épreuve que nous avons choisi tel un sportif.

Voilà pourquoi, on parle souvent, et à raison, de « gagnants » et de « perdants »: il est, certes, assez dur d’entendre cela devant les inégalités sociales criantes que nous observons dans notre société, mais la volonté conduit à l’optimisme: il faut vouloir réussir pour être heureux; le philosophe Alain disait:

 » Le pessimisme est d’humeur ; l’optimisme est de volonté ».

Je n’ignore pas la place du déterminisme social dans l’existence, et Pierre Bourdieu à dit de grandes vérités, cependant je refuse de croire à la fatalité du destin et si Bourdieu est devenu un très grand sociologue c’est avant tout parce que l’optimisme de sa volonté a dépassé le pessimisme que l’intelligence, même ( et surtout?) très développée ne peut pas s’empêcher de secréter, et dont nous devons nous nous méfier.

« Je suis pessimiste par l’intelligence mais optimiste par la volonté. » disait

Antonio Gramsci.

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