Tel un insecte pris dans une toile numérique, nous sommes collés en permanence à notre #smartphone, nouveau « doudou » d’une enfance, désormais rendue éternelle par les #GAFAM.
Nos messages écrits à la va vite remplacent le téléphone; nos rencontres, dites « en présentiel » se raréfient: ou est donc passée notre notre #intimité, cette « vie avec nous » egarée au sein de notre survie quotidienne?
Aujourd’hui le sens des mots famille, #ami, amant(e), se perd dans un tourbillon social qui bouscule tout, en raflant la mise de nos élans vitaux en permanence.
Il est temps de se pencher sur ce qui reste encore en nous d’intime, cette flamme de vie sans laquelle nous derivons, telle une épave, au gré d’instants qui tissent au fil des jours notre survie sans nous!
Suis-je encore l’intime de la personne qui est dans mon lit?
Si mon corps est sans mon âme dans l’etreinte, est-il encore intime?
Mes ami(e)s, mes amant(e)s sont-ils des intimes par le simple fait que je les appelle ainsi, termes si galvaudés, et même si je partage ma vie avec quelqu’un, suis-je sûr qu’il (elle) est intime avec moi?
Le #temps passé avec l’autre n’a que la profondeur de nos instants de véritable présence.
Bien sûr, il y a les échanges verbaux avec nos mots qui traduisent comme on peut nos émotions; il y a les câlins à « géométrie variable » qui procurent ce bien-être que l’on prend sans toujours y « être »: mais ,au fait, que donne-t-on?
Ces moments de #plaisir que l’on dit « partagés » meublent-t-il notre intimité? Ces instants de « surchauffe » sont-ils des instants d’intimité qui réchauffent notre coeur, ou n’est ce là que des excitations qui s’ajoutent aux whiskys et aux gâteaux au chocolat?
Il y a tant de prises de #conscience douloureuses de nos incompréhensions avec autrui dans la vie, que nous voyons bien que nous nous faisons souvent une fausse idée de l’intimité que nous avons avec un(e) soi-disant proche malgré tous nos mots, nos gestes d’#amitié ou nos caresses d’#amour.
Bien sûr, Il y a l’échange de nos petits secrets, la communion de nos blessures, temoignage de la #confiance que l’on s’accorde pour oser communiquer à l’autre ces blessures intimes que la vie nous inflige, ces mots qui nous libèrent de nos maux, et nous permettent d’avouer nos fragilités, nos souffrances du coeur que l’on ne peut plus porter seul.
Mais en fin de compte, n’es ce pas ce que nous faisons pour autrui, ou que l’autre est capable de faire pour nous qui détermine la véritable intimité?
Ce #don de notre temps: ces efforts que nous désirons faire pour soulager l’autre créent le lien le plus solide qui soit. Etre attentif aux souffrances, aux #angoisses de l’autre, c’est donner un peu de notre vie pour ranimer la vie de l’autre: un coeur à coeur, loin des partages trop souvent stériles des simples moments passés ensemble.

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