Pas le temps d’écouter, …pas le temps d’aimer!

Prendre le #temps d’aimer?
Savons nous vraiment écouter, regarder, sentir et ressentir cet être de notre vie intime, dite « privée » que nous prétendons « aimer »?
Nous nous contentons trop souvent de quelques bribes de ses #paroles, persuadé à tord de capter ses messages en quelques secondes, (univers « GAFAMisé » oblige!) et changeons de sujets ou quittons cet être cher avec lequel nous croyons avoir dialogué, fier, bien à tord, d’avoir compris ce qui nous a été donné, comme s’il s’agissait d’ un « SMS » de plus, sans même avoir écouté la mélodie de ses phrases et saisi le courant de sa pensée, qui se situent bien au delà de notre recueil de mots captés « à la va-vite » !
Nous nous séparons si rapidement de l’autre, tant nous sommes vite repris par notre frénésie et notre hyperactivisme.
Nous avons toujours « mieux à faire » que de prendre notre temps pour ce que nous faisons trop souvent avec si peu de concentration, et notre vie s’émiette ainsi dans une #solitude faite de courts instants avortés, de confettis qui ne donnent naissance à rien de viable, et condamnons notre coeur à cet abandon fatal qui anéanti à petit feu tout notre être.

Faire toujours plus, pour, en vérité, faire beaucoup moins, « presque rien » en verité, si ce n’est cet amoncellement avec les années de ces « je ne sais quoi » stériles et sans cohérence, comme dirait le #philosophe Jankélévitch.

Nous donnons du « temps de #cerveau » à des #algorithmes, comme disent les spécialistes de #neuromarketing, ces manipulateurs marchands de #bonheur qui n’ont absolument rien à faire de nous, et nous négligeons de sentir le flot de la vie de l’amant(e), de cet être dont notre coeur réclame l’intimité, et qui est ce précieux miroir de nous-même, pour éviter de nous egarer:
« dans la conversation ainsi que dans la danse, chacun est le miroir de l’autre »
disait le philosophe Alain.

L’#amour  tire sa profondeur de la qualité, et non de la quantité, de la lenteur du temps de ces « heures étoilées » vécues ensemble, et non de tous ces flashs de pacotilles qui exitent nos sens, tuent nos capacités d’amour et nous abandonnent dans un épuisement pathétique.
Il nous faut créer le vide du silence et le respecter car le silence est l’enchanteur de ces instants suspendus dans le temps qui ravivent la flamme de l’écoute, patienter pour accueillir le mûrissement de la parole sans forcer le débit des mots, et surtout écouter le ton si intime si personnel de la voix aimée, tel un violon magnifique, observer les gestes qui donnent corps à l’âme du message.
Le monde est un #concert: sachons écouter les #artistes de la « musique de chambre » de notre vie intime, afin d’être capable d’ aimer: le temps passe….il faut donc prendre son temps, pour ne pas le perdre!
#communication
28.6.2023.

Edward #Hopper (1882-1967)
Room in New York – 1932.
Sheldon Museum of Art
https://lnkd.in/ejGnbiM2
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