Ce proverbe Bouddhiste signifie qu’en ouvrant notre esprit au monde un évènement (rencontre d’une personne par ex, etc.) se présentera à nous pour nous aider à grandir sur le plan spirituel.
Quelle regard avons-nous sur le monde? Quelles interactions avons-nous avec lui? Nos sens et notre esprit sont-ils éveillés? Considérons nous la création comme un chaos, une gigantesque « poubelle », ou comme une mystère harmonieux régie par des lois que l’on découvre en fonction du développement de notre esprit?
La tête remplie de tracas, nous appauvrissons notre vie intérieure, et demeurons décentrés et inattentifs au monde qui nous environne.
Nous demeurons à la superficie de nous-même; la conscience agitée comme l’écume de la mer, coupée de notre corps et incapable d’être vraiment en relation avec notre entourage. Nos sens sont en « pilotage automatique », indifférent au monde qui nous entoure. Alors que notre smartphone nous informe en temps réel des faits divers, nous n’observons le plus souvent avec nos sens engourdis que le minimum nous permettant de nous diriger et d’échanger sommairement avec autrui.
En prenant le temps d’être à l’écoute du corps, notre conscience de l’ environnement se développe parallèlement à la perception de notre monde intérieur, car c’est bien notre être intime qui nous permet d’établir un contact vrai avec la réalité, dans toute sa profondeur: une communion entre deux intimités en quelque sorte!.
Le contact du corps avec le monde ne concerne pas que l’épiderme, les yeux, oreilles etc…Si ces organes nous sont nécessaires, l’essentiel est ailleurs, dans cette intelligence du corps qui passe par notre vie intérieure capable d’établir un dialogue avec la profondeur du monde.
Plus nous développons notre intériorité (concentration, méditation, yoga, etc..) plus nous communiquons avec le monde dans toute sa profondeur.
La nature, les personnes, les évènements etc.) prennent alors une signification nouvelle, et notre Maître intérieur peut enfin apparaître, celui qui s’exprime par notre environnement pour nous faire grandir dans cette relation intime qui ne passe pas que par les mots, les sons ou les images, mais qui les utilise tous pour nous permettre d’être en harmonie avec l’univers. Nous pouvons alors nous enrichir à l’écoute des messages qui s’adressent à notre coeur et entrevoir le sens de notre existence.
« Le hasard n’est que la mesure de notre ignorance. Les phénomènes fortuits sont, par définition, ceux dont nous ignorons les lois. »
Henri Poincaré.
Vendredi 16 décembre 2022.
Michel-Ange (1465-1564).
La création d’Adam. 1508 – 1512
Chapelle Sixtine


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