La mort du poète

Le poète, c’est ce feu qui réchauffe et illumine l’ âme dans la nuit glaciale de nos craintes.

Le poète est le voyageur inlassable de nos abîmes, l’explorateur de la mer sous l’écume de nos vagues.

Sans lui nous sommes des zombies, groggy sous les coups des spots de pubs, zigzaguant dans tous les sens comme un poulet sans tête, à l’affut de tout et de rien pour nous oublier.

Sans lui nous sommes desséchés, maussades, violents. Le poète c’est la  douceur sous le drame, la générosité sous la nudité, l’amour dans le partage de nos blessures.

Il est le ruisseau qui tombe du ciel, la source intarissable qui abreuve le monde.

Le poète c’est la force du silence sous les mots, la musique discrète et invisible du vers qui navigue au large de la superficialité de l’instant.

Le poète c’est la chaleur infinie de l’ETRE qui donne des ailes.

C’est l’ange des mésanges voguant vers l’étoile.

Merci  pour tout Christian Bobin !

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