Les crises de la COVID et de l’énergie , ont contraint les étudiants au télétravail à domicile. Le sentiment d’abandon se faisant sentir, beaucoup ont migrés avec leur PC portable dans les espaces de coworking, les bars, etc.
Changeant ainsi de cadre de travail, ce brassage leur a permis de faire connaissance, de s’entraider, partager des loisirs etc., ainsi se sont formés des groupes d’étudiants de disciplines variées, biologie, droit, lettres, etc., ce qui permet d’elargir son horizon culturel.
Ces rapprochements en période de crise économique et de paupérisation croissante des étudiants sont des aubaines pour développer un esprit de solidarité, échanger, rendant ainsi le travail plus agréable .
La faculté perd ainsi sa place centrale de temple du savoir, au profit du travail de groupe en espace partagé. Les cours « classiques » en amphithéâtre évoluent au profit d’échanges en « présentiel » avec les enseignants pour « apprendre à apprendre », savoir utiliser ses connaissances, et faire progresser le travail individuel et collectif réalisé en coworking.
Les relations qui se créent dans ces espaces partagés associent de plus en plus travail et vie privée, réduisant le clivage classique travail/loisirs. Ce rapprochement rend plus nécessaire d’avoir un travail porteur de sens, afin qu’il puisse s’harmoniser avec les loisirs sans contrainte excessive.
Les espaces de vie polyvalents se multiplient. Les bars où l’on peut se restaurer se transforment en espaces de coworking/bar/déjeuner où s’organisent des activités variées au sein desquels le travail trouve sa place.
L’acquisition du savoir devrait devenir une activité de plus en plus collective, avec des partages reguliers, parfois avec des étudiants d’années différentes, voire de filières diverses .
Le travail en groupe se renforçant, une évolution des examens vers des épreuves par équipes, complétant l’évaluation des compétences individuelles devient nécessaire afin d’apprécier les capacités d’adaptation au travail collectif.
On peut ainsi esperer une meilleure capacité d’integration en équipe des éléves dans le monde du travail. Ces espaces de coworking devrait favoriser l’apprentissage du vivre ensemble au même titre que l’acquisition de connaissances livresques.
Cette évolution du monde étudiant devrait permettre de combattre le « chacun pour soi » dans notre societé. Esperons que les nouvelles générations sauront saisir cette chance!.

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