« Tout le malheur des hommes vient de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre. »
Blaise Pascal.
Périodes de travail et de repos alternent, mais s’ils sont complémentaires, le « repos » n’est-il pas un travail essentiel ?
La fatigue au travail apparait quand la tâche est répétitive et ennuyeuse, tandis que la variété nous pèse moins.
Si je choisis librement mes activités, se succèdent alors des actions variées qui tranchent avec la relative monotonie imposée par mon « travail » habituel.
Choisies au gré de mes désirs, mes occupations me sont légères, tandis qu’ une activité monotone imposée génère un malaise: la diversité m’est nécessaire.
Il est rare que l’on persévère dans l’inaction génératrice d’ennui.
L’esprit se remplit alors des soucis du moment et les pensées se succédant les unes aux autres, on se concentre sur une action pour fuir le trouble généré par notre imagination débridée, et ainsi, vite rétablir le bien-être dans notre âme.
Ainsi l’action répétitive nous pèse en nous laissant libre de penser à nos soucis, tandis qu’un travail varié qui demande toute notre attention nous libère.
Eviter d’affronter nos soucis est donc le plus souvent, le ressort essentiel de nos actes.
Cependant, la persistance dans l’ennui ne permet-elle pas d’avancer vers la solution de nos problèmes, si nous demeurons un peu dans notre trouble émotionnel? Combien de problèmes non résolus parce que nous esquivons l’inconfort causé par l’ennui, et préférons « la politique de l’autruche » en entreprenant ce qui aurait pu attendre? Demeurant sourd à notre corps, nous nous privons de sa sagesse.
La sollicitation du corps vient au secours de la faiblesse de notre raisonnement cérébral, car il intègre le ressenti du vécu via les muscles, les tendons les nerfs etc…La sensation d’ennui est en relation avec une résistance de l’intellect pour initier un dialogue avec le corps.
Il est important d’apprendre à ne rien faire, à s’ennuyer régulièrement, afin de rééquilibrer l’esprit en portant attention à notre corps, sinon notre cerveau demeure déconnecté du réel.
Personnellement, l’écoute de musiques choisies en fonction de mes émotions m’aide beaucoup!
En apprenant à donner d’avantage de place au ressenti corporel dans sa vie, on reconnecte également le coeur avec le corps et le cerveau et on apprend mieux à écouter ses émotions.
Être à l’écoute de tout son corps et de son coeur permet de réviser nos priorités dans l’existence, évitant ainsi la dictature de l’intellect.
Les médias dopées par le numérique imposent à notre cerveau une foule d’actions inutiles qui assèchent notre coeur et fait de nous des zombies.
Le « ne rien faire » est le travail le plus important de notre existence pour donner voix a notre corps et à notre coeur, c’est à dire à notre humanité !!!

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