«Cet art donne des regrets tendres en procurant la vue du bonheur.»
Stendhal.
Evoquant Mozart, immédiatement l’image du bonheur, de la félicité et de légèreté m’envahit.
Oui, le bonheur est complice de la beauté artistique, et du bien-être qu’elle procure.
Le beau me donne des ailes et la laideur du monde fait place à la lumière et à l’harmonie. Mozart, Vermeer…Proust…autant de magiciens de l’âme qui nous libèrent de notre misère et de la lourdeur du monde, des guerres et de toutes les souffrances qui se déroulent sur terre depuis que le monde est monde.
Faut-il désespérer de voir disparaître ces atrocités? …Peut-être, car il est bien improbable hélas, que cela change véritablement, et nous le savons bien au fond de nous.. mais espérer comme le dit le philosophe Alain, c’est être heureux.
Croire en l’homme apparait bien difficile aujourd’hui comme hier, mais peut-on vivre heureux autrement ?, et la joie n’est-t-elle pas essentielle pour apporter du bien-être autour de soi?
« Il faut imaginer Sisyphe heureux; car en ayant conscience d’accomplir toujours la même tâche, il peut choisir de mépriser la tragédie, de se souvenir de la joie » disait Albert Camus
Chaque jour, nous avons besoin d’espérance pour imaginer Sisyphe heureux et demeurer en joie pour soi et pour les autres, et si notre quotidien est morne, répétitif et vain, nous savons que l’art nous permet de nous évader par la contemplation de la beauté, que nous pouvons l’imaginer. L’art est source d’espérance car la création artistique est résistance face au tragique pour transformer le monde en beauté.
Eveiller les enfants à la beauté, c’est leur permettre de surmonter la grisaille du monde et d’être toute leur vie des porteurs d’espérance, envers et contre tout.
Se ressourcer auprès des artistes qui nous montrent la lumière de l’espérance, c’est être assuré de porter la flamme du bonheur autour de soi, car la contemplation du beau, qui élève l’âme est la source du bien  nous d’avoir la volonté d’orienter l’ énergie que le beau nous procure, pour réchauffer le monde.
Sans la grâce de pouvoir nous extasier devant l’art la vie serait un drame absolu; avec cette force, la souffrance est sublimée et nous pouvons alors marcher pour enchanter le monde.
« Cette profondeur du silence sur laquelle la vie flotte comme sur un radeau est ce qui rend si précaires les bruits humains, et si précieuse l’ile enchantée de l’art »
Vladimir Jankélévitch.
La musique et L’ineffable.

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